Le PSE compromis d'IBM

  4 octobre 2013




Le Plan de Sauvegarde de l'Emploi proposé par IBM France au profit des salariés, suite à la vague de licenciement annoncée (+ de 1200 dont 689 avant fin 2013 !), risque d'être compromis...

La CGT a assigné IBM France devant le TGI de Nanterre en vue d'obtenir la suspension de PSE. Le syndicat estime en effet que le plan proposé est totalement illégitime incomplet et insuffisant.

L'audience aura lieu le 22 octobre prochain et sera étudiée sur le fond le 28 novembre.

La CGT estime que le plan élaboré ne doit pas être soumis aux nouvelles dispositions de loi de sécurisation de l'emploi promulguée en juin 2013. Bien qu'une grande majorité des syndicats ait validé ce PSE, la CGT ne baisse pas les bras. Elle met en exergue les importants bénéfices engrangés par le groupe (16,6 milliards de dollars en 2012) et avance que le PSE n'est qu'une action politique et qu'il ne résulte pas de difficultés économiques. En outre, selon le syndicat, le PSE mis en place ne tenterait même pas de reclasser les salariés avant de les licencier.

La direction d'IBM, quant à elle, a souligné que l'assignation devant le TGI de Nanterre n'empêchait pas la mise en œuvre du plan et que ce dernier respectait de tout façon les obligations légales du code du travail.

Il faut rappeler qu'IBM France emploie à ce jour près de 10 000 salariés répartis sur 19 sites et que la France n'est pas l'unique pays concerné par la restructuration informatique.

Enfin, d'après Oracle Investment Research, le groupe IBM serait susceptible de supprimer prochainement 6 000 à 8 000 postes dans le monde entier. De tels licenciements représenteraient moins de 2% de l'effectif total de la firme qui s'élève à plus de 430 000 collaborateurs.




Cabinet JANVIER & ASSOCIES









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