Le dernier combat des salariés de Fralib

  24 octobre 2013




Nouvelle annulation du plan de licenciement de l'usine de thé fermée depuis un an.

Une nouvelle fois depuis sa décision de fermer l'usine de thé Eléphant basée à Gémenos (Bouches-du-Rhône), le groupe Unilever va devoir reprendre sa copie sur la procédure de licenciement. C'est ce que vient de décider le juge d'exécution du tribunal de grande instance de Nanterre.

Il ordonne au groupe de présenter au comité d'entreprise un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) concernant l'ensemble des salariés du site Gémenos sous peine d'une astreinte fixée à 3.000 euros par jour.

Une quatrième procédure

Après la troisième annulation du PSE prononcée par la justice en février, la direction de Fralib avait mis fin, deux mois plus tard, aux contrats de travail des salariés. « Cette quatrième procédure sera la dernière », jure la direction d'Unilever.

Un nouveau comité d'entreprise a été mis en place pour engager cette étape dans le cadre de la loi sur la sécurisation de l'emploi. « Le site, rappelle Frédéric Faure, président de Fralib, est fermé depuis le 5 septembre 2012, et cette décision a définitivement été validée par la Cour de cassation il y a un mois. »

Les salariés n'en démordent cependant pas et considèrent ce nouveau jugement comme un « encouragement » à la poursuite de l'activité de production et de conditionnement sur ce site.

« Unilever a tout mis en oeuvre pour délocaliser la production de la marque Eléphant en Pologne alors que ces produits sont vendus exclusivement en France. Il y a un marché, un savoir-faire et une marque pour faire perdurer cette activité en Provence », martèlent les syndicats.

Ces derniers sont toujours en quête de nouvelles filières d'approvisionnement pour créer une gamme d'infusions et de plantes médicinales made in France pour alimenter leur projet alternatif de coopérative ouvrière.

Symboliquement, début septembre, les 77 salariés impliqués dans ce projet (sur 183 qu'employait l'usine) ont distribué à la Fête de l'Humanité 5.000 boîtes de tilleul bio récolté dans la Drôme.

Les prochaines réunions vont devoir répondre à de multiples questions alors que 76 % des salariés qui ont quitté Fralib ont retrouvé un emploi : qui sera concerné par cette procédure ?

Unilever devra-t-il débourser de nouvelles indemnités pour tous les anciens employés ? Et quid de la convention de revitalisation déjà approuvée par l'Etat ?

Source: www.lesechos.fr










expert comptable CE

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