Laurent Berger succède à François Chérèque


Le 4 décembre 2012


Réunis en assemblée générale à la mutualité les 28 et 29 novembre 2012, les syndicats de la CFDT ont ovationné le nouveau visage de leur confédération : Laurent Berger.

Elu par le bureau national dans la soirée du 28 novembre, le nouveau secrétaire général de la CFDT a affirmé le souhait d’inscrire son action dans l’esprit de son prédécesseur, mais il affiche un style très différent. Laurent Berger entend marquer sa présence physique sur le terrain des actions de la base militante. Dès la clôture de l’assemblée générale, il prenait la route en direction de Bercy pour soutenir les métallos en lutte pour la sauvegarde du site d’AcelorMittal à Florange. Le lendemain, on le retrouve à Paris, rue du commerce, pour suivre les élections des TPE.

                        laurent-berger-succede-a-francois-chereque
Laurent Berger reprend le flambeau de François Chérèque au terme d’une passation de pouvoir en douceur

Laurent Berger promet d’être sur le terrain en moyenne une fois par semaine afin de rester au contact avec la réalité des problèmes des salariés. Le nouveau patron de la CFDT revient sur les élections TPE et proclame son objectif d’arriver en tête de ce scrutin. « Ces élections concernent plus d’un quart des salariés du secteur privé, précise Laurent Berger. Nous mesurons pleinement l’importance de cet enjeu, c’est-à-dire assurer enfin la représentation syndicale de ce salariat isolé et souvent précaire. Cependant nous regrettons ce vote sur sigle, un scrutin sur liste aurait renforcé la proximité avec les élus des salariés des TPE. »

La cogestion, pourquoi pas !
Les principales revendications de la CFDT sont réaffirmées par le secrétaire général : une complémentaire santé pour tous, l’accès au logement, la revalorisation du RSA jeune, taxer davantage les contrats courts, des garanties supplémentaires pour les salariés visés par les PSE et une participation réelle des représentants du personnel dans la gouvernance des entreprises. Sur ce dernier point, Laurent Berger assume sans complexe la question de la cogestion. « La cogestion pourquoi pas ! martèle-t-il. Nous en avons assez de jouer les pompiers quand tout a été décidé. »

Pour autant ces lignes de propositions, à l’adresse du gouvernement et du patronat, n’ont pas distrait l’assemblée générale des chantiers pour lesquels elle était convoquée. L’accompagnent des militants et le soutien aux adhérents ont occupé l’essentiel des travaux et des interventions des délégués. A cet égard, il est question de généraliser les rencontres régulières des élus et mandatés des entreprises dans des rassemblements interrégionaux, simultanés et interactifs. Le premier est prévu pour octobre 2013. Par ailleurs, l’expérimentation de la plate-forme d’accueil centralisée, pour un service téléphonique direct d’aide aux adhérents, va se poursuivre et s’intensifier. Cette écoute permanente et réactive, assurée par des salariés de la confédération disponibles et compétents, s’inscrit dans un schéma de professionnalisation du service aux adhérents.
Faire face à la crise et construire l’après…
Par-delà le lien et le conseil, cette plate-forme constituera aussi un pôle d’orientation vers la formation des militants (point stratégique), où vers le recours à des expertises externes. La mise place du service d’accueil centralisé va se poursuivre dans trois régions expérimentales et dans deux fédérations, à l’échelle de l’ensemble des métiers qu’elles regroupent. « Plusieurs fédérations se sont déjà portées candidates, se félicite Laurent Berger. C’est la preuve que ce dispositif correspond à un vrai besoin et suscite la volonté des responsables de s’y investir totalement. »

Cependant les moyens financiers nécessaires aux chantiers ambitieux de la CFDT restent encore à définir. Cette question est revenue en boucle durant les travaux de l’assemblée générale, et le principe de la mutualisation et de la réaffectation de certains moyens semble aujourd’hui la piste que Laurent Berger et les membres du bureau national veulent privilégier.

Le nouveau secrétaire général résume en terme très offensifs le point de départ de la responsabilité qu’il vient de prendre : « … à la CFDT on ne craint pas de bouger les lignes et de proposer des solutions audacieuses. Faire face à la crise et construire l’après, voilà notre défi ! ».


Cabinet JANVIER & ASSOCIES












expert comptable CE

À la Une

> Plaquette - Nos Services