Les représentants du personnel du journal Libération déclenchent un droit d'alerte


  21 Février 2014


Les salariés de Libération ont voté jeudi en assemblée générale le principe du droit d'alerte. Cette procédure permet d’alerter la direction sur la situation économique d’une entreprise…

Les salariés de Libération ont voté jeudi en assemblée générale le principe du droit d'alerte, procédure qui permet d'alerter la direction sur la situation économique d'une entreprise, qui sera déclenché lors d'un comité d'entreprise, vendredi, alors que le quotidien est plongé dans une crise majeure.

"Au vu de la situation des comptes, qui nous inquiète fortement, le comité d'entreprise a décidé de déclencher un droit d'alerte. C'est ce qui a été voté en assemblée générale", a déclaré à quelques journalistes Nicolas Cori, élu SUD au comité d'entreprise.

"On va poser très précisément des questions à la direction sur ce qu'elle entend faire. A court terme, est-ce que les actionnaires vont remettre ou pas de l'argent et, à long terme, quel projet d'entreprise les actionnaires imaginent", a-t-il expliqué.

Lors du conseil de surveillance, Philippe Nicolas, coprésident du directoire de Libération avec Nicolas Demorand, qui avait démissionné la semaine dernière, a été révoqué par les actionnaires du journal. Il est remplacé par François Moulias qui devient le seul président du directoire.

Le projet d’entreprise : Un réseau social

Le sort du journal, à court d'argent, se jouera dans les prochaines semaines. Le projet de l'un des actionnaires, Bruno Ledoux, de créer un réseau social et de transformer le siège parisien de Libé en espace culturel, transférant la rédaction en banlieue, dévoilé vendredi, avait déclenché la colère de la rédaction.


LIEN UTILE : Droit d'Alerte, un signal d'alarme au service des salariés


Cabinet JANVIER & ASSOCIES









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