Comité d’entreprise d’Air France: le scénario du redressement judiciaire se confirme

  5 avril 2013




Les jeux semblent faits. Réunis en sessions, les élus du Comité central d’entreprise (CCE) d’Air France n’auraient, selon nos informations, pas réussi à se mettre d’accord pour prolonger la procédure de sauvegarde de leur institution en grave difficulté financière. Une majorité se dessine pour repousser la proposition de la CGT , qui dirige le CCE.

Pour rappel, la centrale de Thierry Lepaon, avait, en dernier recours, proposé un portage de 10 millions d’euros de patrimoine dans une «fiducie» contre un prêt de 5 millions d’euros.

Cette opération financière, déjà utilisée dans le passé, avait consisté à transférer une partie du patrimoine du CCE, d’une valeur estimée à 25 millions d’euros, dans une structure juridique créée à cet effet, la fiducie, en contrepartie d’un prêt accordé par la BRED et la Banque du Saint-Esprit, et plafonné à la moitié de la valeur de transfert (ce montage permet aux banques de se soustraire aux risques hypothécaires en cas de liquidation judiciaire).

Autre sujet de discorde : la CGT souhaite aussi réduire les sommes que le CCE rétrocède à ses 7 comités d’établissements (Roissy Escale, Maintenance, Siège, Fret, etc.), à un niveau inférieur à ce qui était prévu pour cette année (11,69 millions d’euros au total).

Mais une majorité des élus au CCE s’opposerait à la direction cégétiste, dont la proposition pourrait être rejetée cet après-midi vers 16 heures, à l’issue d’un vote à main levée.

D’un côté, les 3 représentants de la CFE-CGC, alliés aux trois élus des personnels navigants (UNSA, UNAC, SNPL) et aux 2 élus de la CFDT s’opposeraient aux 5 voix CGT et aux 2 voix FO.

On irait donc tout droit au redressement judiciaire. Selon toute vraisemblance l’administrateur judiciaire devrait informer le juge commissaire en début de semaine prochaine.

Ce dernier désignera alors un nouvel administrateur en charge, cette fois, de l’exécution du plan de restructuration voté en 2012 à l’unanimité, CGT comprise. Il devrait lancer un nouveau plan de sauvegarde de l’emploi pour réduire les effectifs d’une vingtaine de salariés supplémentaires, et procéder à d’autres cessions d’actifs.

Source: www.capital.fr










expert comptable CE

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